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VICTOR JARA LORS D’UN CONCERT CONTRE
LA GUERRE AU VIETNAM, À HELSINKI, EN 1969.
PHOTO HANNU LINDROOS LEHTIKUVA - KETOLAHommage à Victor Jara : le PCF contre-attaque à Béziers / Alors que le maire de Béziers réécrit l’Histoire et tente de récupérer la figure de Victor Jara, chanteur mais surtout militant communiste chilien assassiné par Pinochet, en organisant un hommage le 27 mai, la section biterroise du PCF réplique en préparant son propre hommage. (La Marseillaise)
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| UNE SOIXANTAINE DE PERSONNES SE SONT RASSEMBLÉ DEVANT LE BUSTE DE L'ARTISTE CHILIEN. PHOTO LAURENT FRANÇOIS |
► À penser en dessin : FENÊTRE SUR COUR
En musique de fond, sur la sono, des chansons de Victor Jara. Il est midi passé, ce mercredi 27 mai, à Béziers, place du 14-Juillet, sur l’allée de l’Ukraine libre, où trônent les bustes de neuf autres personnes. Sur une banderole blanche, il est inscrit à côté du nom de l’artiste chilien "Presente". Il s’agit du titre d’un des albums de celui qui fut torturé avant d’être abattu en 1973, lors du coup d’État mené par l’armée chilienne et le général Pinochet.
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| VICTOR JARA À PARIS EN 1961 |
Victor Jara était membre du Parti communiste. C’est à cet égard que, seulement quelques heures après l’inauguration du buste par Robert Ménard, le maire de Béziers, les communistes biterrois, mais aussi la CGT, l’Arac, France Cuba et les Amis chiliens ont tenu, eux aussi, à inaugurer le buste de Victor Jara.
"Victor Jara était un militant politique membre du Parti communiste"
"Comme l’a fait Robert Ménard, nous avons voulu mettre en lumière Victor Jara, mais en y apportant le contexte politique, explique Jean-Marc Biau, le secrétaire de la section du PCF de Béziers. Il ne faut pas oublier qu’il était un militant politique et membre du Parti communiste. Nous savions que le maire n’en parlerait pas, niant son engagement au PC. Il fait de même quand il commémore, chaque année, la mémoire de Pierre Sémard, le résistant cheminot fusillé par les nazis, oubliant ses origines politiques de premier dirigeant de la CGT et du Parti communiste français."
De son côté, la Chilienne Clara Mahue, qui fut une des victimes de la dictature de son pays, avait été une des premières communistes à monter au créneau en apprenant que Robert Ménard allait faire sculpter un buste en hommage à Victor Jara. Dans son allocution, elle regretta, entre autres, "une appropriation inacceptable d’un symbole de la gauche. Victor Jara était aux antipodes des idées de Robert Ménard."
La petite cérémonie, qui avait réuni une soixantaine de personnes, s’est achevée par l’interprétation d’une chanson de Victor Jara : El derecho de vivir en paz, le droit de vivre en paix. Quelques minutes plus tôt, dans son allocution, Jean-Claude Llinares, de l’Arac, avait souligné que la "paix est le bien le plus précieux de l’humanité."

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