23 octobre, 2022

VICTOR JARA, CHANTEUR RÉVOLUTIONNAIRE ASSASSINÉ PAR LA JUNTE DE PINOCHET

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PHOTO HANNU LINDROOS / LEHTIKUVA

Les dix-sept années de règne du despote chilien ont débuté dans le sang. Le chanteur populaire socialiste fut l'une des premières victimes des tortures et massacres perpétrés par le régime dictatorial.

par Brice Miclet

Temps de lecture: 4 min

Quarante ans. C'est le temps qu'il aura fallu à la justice chilienne pour faire son travail. Le 3 janvier 2013, elle condamnait huit militaires à de la prison ferme, dont Pedro Barrientos Núñez, ancien lieutenant de l'armée chilienne vivant aux États-Unis. Le 16 septembre 1973, cet officier avait supervisé l'exécution de Victo Jara, musicien et poète, torturé et tué pour ses positions communistes sous le régime d'Augusto Pinochet.

En 2009, déjà, le corps du chanteur avait été exhumé, laissant apparaître les stigmates des quarante-quatre balles l'ayant emporté, mais montrant également que, contrairement à la légende, il n'avait pas eu les mains coupées avant de mourir. Un détail? Pas tant que cela.

Ses restes avaient ensuite été transportés dans un cimetière pour y être enterrés, la cérémonie rassemblant plus de 5.000 personnes, dont sa veuve et ses filles, suivie de trois jours d'hommage national et populaire. Car Victor Jara, en plus d'être l'une des nombreuses victimes de la dictature, est surtout devenu un symbole rayonnant à l'international, une incarnation de la dureté de Pinochet et de sa junte.

Ambassadeur culturel

Né dans la campagne de la province de Ñuble, au sud de Santiago, Victor Lidio Jara Martinez aurait bien pu devenir paysan, comme ses parents. Mais en partant étudier la comptabilité à l'université de la capitale, il découvre le théâtre, d'abord comme acteur, puis comme metteur en scène. Il y mêle déjà la musique, pare ses pièces de chansons populaires et de chants ancrés dans la mémoire collective.

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C'est ce qui le pousse vers la musique et qui l'amène à écrire «Palomita Verte Quiero», sa première production connue. À l'université, il est également happé par une tout autre passion qui finira par avoir raison de son existence: le marxisme. Mais pour le moment, les portes lui sont ouvertes. Il devient directeur de l'Académie folklorique de la Maison de la culture de Ñuñoa et dirige l'institut de théâtre de son université.

Mais c'est la musique qui lui permet de mieux véhiculer ses idées. Dès le milieu des années 1960, il tient publiquement des propos frontaux contre l'impérialisme américain, se positionne comme un chanteur révolutionnaire, est profondément marqué par la mort de Che Guevara en 1967.

À l'époque, le Chili est gouverné par un démocrate-chrétien, Eduardo Frei Montalva. Victor Jara, lui, soutient un homme politique qui marquera l'histoire du pays lors de son accession au pouvoir le 4 septembre 1970: Salvador Allende.

Lorsque le leader socialiste accède au pouvoir, Victor Jara est nommé ambassadeur culturel et parcourt le monde, notamment Cuba, la Suède ou l'URSS. Il s'oppose à la guerre du Vietnam, dispense des discours politiques sur des scènes gigantesques… Sa musique est reconnue dans tout le monde socialiste grâce à ses quatre premiers albums, Victor Jara et Canciones folklóricas de América parus en 1967, Pongo en tus manos abiertas en 1969 et Canto Libre en 1970.

La reprise

Bref, durant les premières années du régime d'Allende, Victor Jara est déjà un symbole musical chilien. Il devient l'un des hommes clés de la refonte culturelle du pays.

Mais, dès 1972, l'administration d'Allende vacille: l'opposition de droite organise de gigantesques manifestations et blocages afin de renverser le gouvernement. Victor Jara appelle la population à faire du bénévolat pour que le train économique maintienne sa vitesse de croisière, mettant lui-même les mains dans le cambouis. Mais rien n'y fait. Le Chili s'enfonce très rapidement dans une crise financière qui met Allende en difficulté. Une reprise du pouvoir par le camp militaire chrétien semble imminente.

Le 11 septembre 1973, quatre généraux aidés par les États-Unis guident le coup d'État qui va renverser l'éphémère régime socialiste. L'un d'eux, Augusto Pinochet, chef de l'armée de terre, s'apprête à prendre le pouvoir par la force pour dix-sept années.

Salvador Allende, qui a choisi de ne pas fuir et de rester au palais de la Moneda, siège de la présidence du Chili, est tué lors du bombardement du bâtiment. Des milliers de personnes sont arrêtées, soupçonnées d'organiser la lutte armée, dont Victor Jara, qui est emmené à l'Estadio Chile avec 6.000 autres prisonniers le 12 septembre. Commencent alors quatre jours de torture et de sévices.

L'ultime poème

Les détails de cette captivité sont sujets à débat. Il y a les légendes, les témoignages glorificateurs, les controverses entre historiens. Mais quelques certitudes subsistent: Victor Jara a notamment le temps d'écrire son ultime texte, intitulé «Estadio Chile» [«Stade du Chili» en français], avant de se faire briser les mains et les doigts par ses tortionnaires, puis d'être abattu d'une balle dans la tête à l'arrière du stade, sur un terrain vague.

Les militaires vident leurs chargeurs dans son corps et exposent ce dernier à l'entrée de l'enceinte, comme un avertissement. Au bout de quelques jours, il est déplacé avec d'autres corps, puis identifié par des civils qui, après avoir prévenu la femme de Victor Jara, Joan, l'emmènent au cimetière municipal et l'enterrent enfin dignement.

Durant les quarante années qui suivent, Victor Jara devient un symbole de la lutte socialiste chilienne et de la violence du régime de Pinochet. En France, de nombreuses chansons sont écrites en son honneur, notamment «Le bruit des bottes» de Jean Ferrat ou «La Samba» de Bernard Lavilliers.


En 2008, le colonel Mario Manríquez Bravo, chef de la sécurité de l'Estadio Chile à l'époque du coup d'État, est le premier militaire à être condamné pour sa participation aux exécutions. L'année suivante, il est établi que des militaires conscrits, dont un certain José Adolfo Paredes Márquez, ont en fait joué à la roulette russe avec la tête de Victor Jara, jusqu'à ce qu'une balle soit tirée. Il est également condamné, comme de nombreux protagonistes, jugés jusqu'en 2015.

Encore aujourd'hui, la justice chilienne attend l'extradition de plusieurs militaires retraités établis à l'étranger et supposément responsables des massacres de 1973. En attendant, l'Estadio Chile a été renommé Estadio Victor-Jara, en hommage au chanteur résistant.


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17 septembre, 2022

2022 : « MILLE GUITARES POUR VÍCTOR JARA »

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AFFICHE CONCEPCIÓN BALMES
Cette année, pour sa 10ème édition les « Mille Guitares pour Víctor Jara » reviennent sur la Plaza La Paz à Recoleta (Place de la Paix) au Chili. La commémoration aura lieu samedi 1er octobre 2022 et elle sera diffusé en direct par la Radio Universidad de Chile.


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11 mai, 2022

BIGANOS : LE MUSICIEN IGOR QUEZADA, HÉRITIER DE VICTOR JARA, À L’ESPACE CULTUREL

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Le chanteur et musicien Igor Quezada
© Crédit photo : Jean-Pierre Despeyroux

Fils d’exilés politiques chiliens, Igor Quezada, chanteur et musicien, est né à Bordeaux. Quand adolescent il retourne au Chili, il découvre « El Recital », un enregistrement inédit d’un concert de Victor Jara avant que ce dernier, assassiné en 1973 par la dictature du général Pinochet, ne devienne une légende latino-américaine et mondiale de la musique.

 

Par Jean-Pierre Despeyroux

Ressentant la forte et brûlante envie de chanter les chansons de ce concert et de les partager avec les nouvelles générations, Igor a monté le spectacle « Victor Jara, la bande sonore de mon enfance » qu’il présente ce soir à 20 h 30 à l’espace culturel Lucien Mouneix et qui sera suivi d’un pot de l’amitié pour prolonger ce moment de partage.

Créé donc autour des compositions de Victor Jara, ce spectacle est un récit musical appuyé par la mise en scène théâtrale et audiovisuelle de Pablo Valledor.

Proposant divers ateliers pédagogiques, Igor vient de participer au projet de chanson engagée avec deux classes de 3ème du collège Jean-Zay.

« En ces temps troubles, plus que jamais, l’art est porteur de poésie et d’espoir, affirme-t-il et ça va être gratifiant de voir le résultat du travail fait avec les élèves. Que la restitution sur la scène soit réussie ou pas ce n’est pas grave. Ce qui restera ce sont ces moments qu’on a passés à réfléchir sur les textes, les tournures de phrases pour coller au rythme. Les élèves se sont emparés de la musique et de la culture et ont créé leur chanson en écrivant les paroles sur des thèmes qui les concernent. C’est ça qui est intéressant. »

Espace culturel, jeudi soir à 20 h 30. 5 à 10 euros.


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BANDE ANNONCE « VICTOR JARA : LA BANDE SONORE DE MON ENFANCE »


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« VICTOR JARA : LA BANDE SONORE DE MON ENFANCE »

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02 mai, 2022

SAINT-DENIS-DE-PILE : « VICTOR JARA » DE NOUVEAU RACONTÉ, À L’ACCORDEUR

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IGOR QUEZADA


« Victor Jara : la bande sonore de mon enfance » est un récit musical et visuel créé autour des compositions de Victor Jara, chanteur populaire chilien.

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Par Sandrine Fernandez 

IGOR QUEZADA
PHOTO ARCHIVES S. F.

Produit par l’Accordeur, il avait été présenté une première fois le 11 juin dernier. Il est à nouveau à l’affiche à l’Accordeur, mercredi 4 mai, à 15 heures.

Ce répertoire, empreint d’une sensibilité humaniste, est interprété par le musicien franco-chilien, Igor Quezada, appuyé par une mise en scène théâtrale et audiovisuelle, réalisée par Pablo Valledor.

Yeux d’enfant

Il est ici question de regarder le monde avec des yeux d’enfant, en mettant en regard l’expérience d’un enfant né durant l’exil de ses parents, réfugiés politiques chiliens, avec celle du jeune Victor Jara, qui deviendra l’icône du combat d’un peuple pour sa liberté. Autour des notions de migration et de tolérance, ce spectacle parle d’altérité et de comment celle-ci peut nous faire vivre dans une coexistence pacifique.

Ce spectacle, de la Compagnie Cheval 2-3, est le témoignage d’un enfant de l’exil qui, depuis la tour de son immeuble, rêvait d’un pays qui n’existait déjà plus, mais dont Victor Jara incarnait le combat pour la liberté d’un peuple contre la dictature.

Spectacle assis, tout public, 6 euros. Bar et gâteaux faits maison. Contact : 05 24 08 43 45 et www.laccordeurlasalle.com

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« VICTOR JARA : LA BANDE SONORE DE MON ENFANCE »


28 septembre, 2021

ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE VICTOR JARA


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 VICTOR JARA
PHOTO ARCHIVO VICTOR JARA
89ème ANNIVERSAIRE DE LA 
NAISSANCE DE VICTOR JARA 
1932 -28 SEPTEMBRE- 2021
 VICTOR JARA
PHOTO ARCHIVO VICTOR JARA
Víctor Lidio Jara Martínez né à San Ignacio, région du Biobío, le 28 septembre 1932 - Mort assassiné à Santiago du Chili, le 14 septembre 1973, il était un chanteur auteur-compositeur-interprète populaire chilien.

16 septembre, 2021

MÉMOIRE À VICTOR JARA, CHANTEUR-COMPOSITEUR CHILIEN

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VICTOR JARA

Santiago du Chili, 16 septembre 2021. De nombreux messages inondent aujourd’hui les réseaux sociaux en hommage au chanteur et compositeur chilien Victor Jara, à l’occasion du 48e anniversaire de son assassinat par la dictature d’Augusto Pinochet.

Prensa Latina   

VICTOR JARA ET SILVIA URBINA 
EN TRAIN DE DANSER.

L’auteur de pièces emblématiques comme  El derecho de vivir en paz (Le droit de vivre en paix) a été arrêté par les forces militaires de Pinochet le 11 septembre 1973 à l’Université technique de l’État de l’époque et emmené au stade du Chili, où il a été torturé et abattu cinq jours plus tard.

'A 48 ans de son assassinat brutal, son héritage est toujours vivant au Chili et dans le monde', a écrit sur son compte Twitter le politicien Daniel Jadue, membre du Parti communiste, signalant que la justice est toujours en attente pour Victor.

Alors que la députée Marisela Santibáñez a averti que ce crime aux mains de la dictature militaire n’a jamais pu faire taire sa voix, sa guitare et ses chansons, qui sont devenues immortelles dans les luttes du peuple.

Victor Jara est considéré comme une référence de la chanson sud-américaine et l’un des musiciens les plus emblématiques du mouvement connu comme la Nouvelle chanson chilienne.

'Ni pardon, ni oubli', a écrit sur les réseaux sociaux la candidate au poste de députée Florence Lagos, en rappelant aussi l’auteur de A desalambrar, parmi beaucoup d’autres pièces.

En dehors du Chili, de nombreuses personnalités ont rendu hommage à l’éminent musicien, directeur de théâtre et professeur.

'La chanson et la lutte de ce martyr de la Grande Patrie, vivent dans le cœur et dans la mémoire des peuples du monde qui résistent avec courage et dignité à l’oppression impériale', a écrit le président du Venezuela, Nicolas Maduro.

Dans le même temps, l’ancien mandataire bolivien Evo Morales a déclaré que la dictature de Pinochet a mis fin à la vie de milliers d’ouvriers, d’intellectuels et d’artistes qui, comme Jara, restent dans la mémoire du peuple latino-américain. peo/jcm/car

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17 septembre, 2020

« TE RECUERDO AMANDA » COVER SHEILA BLANCO

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SHEILA BLANCO
« SHEILA BLANCO - TE RECUERDO AMANDA (VÍCTOR JARA)» 

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TE RECUERDO AMANDA

    02 avril, 2020

    ROGER WATERS - « EL DERECHO DE VIVIR EN PAZ» (VÍCTOR JARA)

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    PHOTO VITTORIO ZUNINO CELOTTO
    « ROGER WATERS - EL DERECHO DE VIVIR EN PAZ (VÍCTOR JARA)» 
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      22 janvier, 2020

      ILS N’ONT PAS HONTE !. LES CHIENS SE LÂCHENT SUR VICTOR JARA

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      LA TOMBE DU CÉLÈBRE CHANTEUR PROFANÉE 
      La tombe du célèbre chanteur chilien a été profanée, samedi, alors que la rébellion du 18 octobre résonne de ses chants.
      VICTOR JARA ET MATAPACOS
      DESSIN NEKOTERU_ART
      Faut-il être à ce point lâche, cynique et défiguré par la haine pour oser profaner la tombe de Victor Jara? Les restes de l’auteur-compositeur-interprète chilien, nommé ambassadeur culturel en 1971 par le gouvernement de Salvador Allende, reposent dans le cimetière général de Santiago du Chili. Les offrandes qui entourent sa pierre tombale donnent la mesure de la popularité de cette icône communiste de la nouvelle chanson chilienne et ce, presque un demi-siècle après son assassinat.

      À la suite du coup d’État de Pinochet le 11 septembre 1973, Victor Jara est arrêté et conduit au stade Chili qui porte aujourd’hui son nom. L’enceinte sportive est alors transformée en un camp de concentration, une antichambre de la mort. Le troubadour guitariste est frappé jusqu’au sang, torturé. Ses mains, qui étaient « son amour et sa substance », sont broyées pour qu’il ne puisse plus jamais jouer. Il mourra criblé de balles sans que les bourreaux ne parviennent à tuer le mythe. Ce samedi 18 janvier, la tombe du troubadour a été souillée de cette inscription en lettres rouges : « Il n’y a pas de main », a osé taguer un sinistre individu.

      La rébellion populaire du 18 octobre a sonné le réveil de la société chilienne contre le modèle politique et économique hérité du dictateur. Elle excite depuis les sbires et autres nostalgiques du pinochétisme qui enragent d’entendre les manifestants entonner sans cesse la chanson « le Droit de vivre en paix », composée par Victor Jara. « Comme cela leur fait mal, comme ils aimeraient l’assassiner mille fois ! Son chant les poursuivra pour toujours et Victor continuera de vivre dans les millions de voix », a réagi Jorge Coulon, l’un des fondateurs d’Inti Illimani, un groupe emblématique de la chanson engagée. Les fascistes ont beau s’acharner, le barde Jara chante encore.
      Cathy Dos Santos
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      REVENDICATION DE LA PROFANATION PAR
      DES TROLLS DE LA FACHOSPHÈRE CHILIENNE

      23 octobre, 2019

      AU CHILI, LES MAGNIFIQUES CHANSONS DE VICTOR JARA PERCENT LE SILENCE DU COUVRE-FEU


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      CHE - VICTOR JARA
      Dans le ciel de Santiago, une mystérieuse femme a entonné d'une voix lyrique les textes de ce célèbre artiste populaire mort sous la junte militaire de Pinochet. 
       «AU CHILI, LES MAGNIFIQUES CHANSONS DE  VICTOR JARA QUI PERCENT LE SILENCE DU COUVRE-FEU» 
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      Chili - 46 ans après sa mort, ses textes défient encore le pouvoir. Au Chili, l’instauration d’un couvre-feu pour freiner la contestation populaire, samedi 19 octobre, fait visiblement émerger des talents et raviver des figures populaires.

      Selon plusieurs vidéos postées sur Twitter, dans la nuit de lundi à mardi, une femme a fait le bonheur des insomniaques et contestataires chiliens en entonnant d’une voix lyrique, dans le ciel de Santiago, les oeuvres du célèbre chanteur populaire Victor Jara.

      Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, la voix puissante de cette inconnue, combinée aux textes de ce chanteur engagé, a provoqué des applaudissements et des cris de joie qui ont défié le couvre-feu des autorités.

      Durant la nuit, la même femme a chanté plusieurs morceaux, comme “Te recuerdo Amanda” (Je me souviens de toi Amanda) ou “El derecho de vivir en paz” (Le droit de vivre en paix). Des textes qui racontent le quotidien ou les aspirations des Chiliens de l’époque, tout en ayant une résonance aujourd’hui, en pleine résurgence de la contestation sociale.


      Le “rossignol” toujours en vie



      Proche du Parti communiste, Victor Jara s’inspirait de la vie quotidienne des classes populaires et ouvrières. “Les sirènes retentissent/ De retour du travail/ Beaucoup ne sont pas revenus”, chante-t-il dans “Te recuerdo Amanda”, qui relate un amour impossible entre un ouvrier et sa douce qui n’ont que quelques minutes par jour pour se voir.

      Mais cet engagement à gauche et son soutien au président socialiste Salvador Allende lui furent fatals. Le 11 septembre 1973, jour même du coup d’État d’Augusto Pinochet, il fut arrêté par la junte militaire avant d’être torturé et tué quelques jours plus tard.


      Mon Dieu ! C’est comme tuer un Rossignol”, aurait alors dénoncé le poète Pablo Neruda, avant d’être lui aussi victime de cette période sanglante de la dictature. 46 ans après sa mort, force est de constater que l’on peut donc toujours entendre les chants du “rossignol” dans le ciel chilien.

      09 janvier, 2019

      LA NOUVEAUTÉ NETFLIX DE LA SEMAINE « MASSACRE AT THE STADIUM »


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      LA NOUVEAUTÉ NETFLIX DE LA SEMAINE
       « MASSACRE AT THE STADIUM » 
      Vous ne savez plus trop quoi regarder sur Netflix ? Les nouveautés Netflix de la semaine (sorties du 07/01/19 au 13/01/19) Vous avez déjà bien ratissé les recoins du catalogue série et film ? Et bien, laissez-nous vous dire ce que la plateforme de Streaming vous réserve pour cette deuxième semaine de janvier 2019.
      Netflix 
      Documentaire Remastered :« Massacre at the Stadium »
      LOGO NETFLIX 
      La série de documentaires Remastered propose de retracer la vie d’artistes disparus prématurément. Ce nouvel épisode racontera l’histoire de Victor Jara.
      « MASSACRE AT THE STADIUM» 
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